Par cette magnifique nuit étoilée de juillet, les habitants de Savannah venaient tout juste de s'endormir. Qui n'aurait pu passer une agréable nuit en compagnie de ce ciel si lumineux ? Personne. Sauf Peyton et Mackenzie.
A tour de rôle, dans leur grande maison, elles se relayaient pour guetter les moindres bruits, les moindres mouvements provenant du salon, mais surtout elle surveillaient la porte. Elles appréhendaient le moment où il viendrait, complètement saoul, frapper à leur porte en leur hurlant de lui ouvrir. Alors le " vrai" cauchemar commencerait et ne finirait que lorsque l'ivresse se serait estompée. George s'en irait alors, leur souhaitant ironiquement une bonne nuit.
Il est minuit, et George venait d'éteindre la télé. Ses pas étaient lourds, il ne tenait plus debout. Il s'accrocha à la rampe des escaliers et se traîna jusqu'à la chambre des filles. Peyton, assise sur son lit, aux aguets, remarqua que l'aura lumineux qui passait sous la porte s'assombrissait petit à petit. Elle comprit qu'il arrivait. Son premier réflexe, comme tous les soirs, fut de cacher sa s½ur. Voyant que Mack dormait à poings fermés, Peyton prit une couette et un coussin, l'emmena dans la salle de bain, et déposa rapidement Mack dans la baignoire. Pour une fois, sa petite s½ur serait épargnée de toutes les atrocités de George. Peyton embrassa furtivement sa petite soeur et pria pour que ce petit ange ne se réveille pas avant l'aube, qu'elle dorme et rêve comme n'importe quelle enfant de Savannah.
Peyton sortit de la salle de bain et ferma soigneusement la porte derrière elle. Quelque chose clochait, elle le sentait. Elle ne pouvait l'expliquer mais tout était différent. D'habitude, Mack était réveillée. D'habitude, il faisant du bruit en montant l'escalier. D'habitude, il hurlait pour quelle lui ouvre la porte. D'habitude. Mais pas ce soir. Il restait devant la porte sans dire un mot, comme s'il réfléchissait. Comme s'il hésitait. Peyton s'assit doucement, et tremblante, sur son lit et ne détourna pas son regard de l'ombre qui faisait de sa vie un enfer. Dix minutes s'étaient écoulées et George n'agissait toujours pas. La jeune femme n'avait pas bougé de son lit, pétrifiée. Cette atmosphère, cette différence, ce sentiment, lui faisaient réellement peur. Pour la première fois depuis quelques années, elle ne savait pas ce que George préparait, elle ne savait pas ce qui allait se passer, et cela la terrifiait plus que tout.
Soudain, George émit un grognement, qui fit sursauter Peyton. Ses yeux apeurés se posèrent sur la poignée qui bougeait enfin et la porte s'ouvrit doucement, laissant apparaître George plus saoul que jamais. La jeune femme eut un haut le c½ur à la vue de la mine affreuse de son beau père. Il dégageait une odeur d'alcool mélangée à une odeur exécrable de moisissure, de sale. Peyton se retint de vomir, de tourner de l'½il. Elle ne devait pas être faible.
George s'avança doucement vers Peyton. Son regard se posa sur ses jambes nues puis sur sa poitrine et remonta enfin dans ses yeux si tristes. Ces yeux qui avait tant pleuré, tant souffert. Peyton eu un mouvement de recul, un réflexe.
George (la tirant par les cheveux) : Je suis si répugnant à tes yeux ?
Peyton ne répondit rien, trop effrayée pour prononcer un seul mot. Pas même un gémissement.
George : Tu vas me répondre ?
Peyton (doucement) : Non..
George : Je préfère ça!
Il la repoussa si violemment que la jeune fille se cogna la tête sur le coin de son lit. Sa tête la faisait souffrir, sa vue était brouillée mais elle se devait de rester consciente, elle ne pouvait pas abandonner Mack à ce monstre. Peyton se ressaisit, et s'assit le plus loin possible de lui. Elle le regarda avec mépris et dégoût.
George : Qu'est ce que t'as à me regarder avec ses yeux, là ?
Sans attendre de réponse, Georges prit brutalement le bras de Peyton et la força à se coucher sur le lit. Il lui arracha sa chemise et commença à la caresser violemment, dégrafa son soutien-gorge et lui massa les seins tellement fort qu'elle ne put réprimer un horrible cri de douleur. George éclata de rire et continua son petit jeu en lui déboutonnant le jean. Seul son boxer le séparait d'elle. Peyton résistait du mieux qu'elle pouvait, se débattait, mais George était bien trop fort. Sa virginité, sa féminité, sa pudeur n'étaient plus qu'à quelques secondes d'être volées à tout jamais. Peyton, ne pouvait lui laisser ce plaisir. Elle devait se battre, pour elle, et surtout pour Mack. Pour la première fois, Peyton allait l'affronter. Elle prit son courage à deux mains, ferma les yeux en inspirant fortement et lui envoya un coup de pied bien placé, puis un deuxième, et un troisième. Elle laissa échapper toute sa colère, toute sa haine, toute sa douleur et frappa une dernière fois avant de se laisser tomber, épuisée de cette vie, épuisée de lui.
Une petite main se posa sur son épaule. Sursautant, Peyton releva sa tête et découvrit avec stupeur que sa petite s½ur était réveillée.
Peyton : Tu as tout vu ?
Mack : Oui.
Peyton : Je suis désolée, Mack, je voulais pas que tu voies ça...
Mack : T'y es pour rien, Peyton.
Peyton prit sa soeur dans ses bras et l'embrassa sur le front.
Peyton : On va partir.
Mack : D'accord.
Peyton : Va m'attendre dans le salon, il faut qu'on se dépêche avant qu'il ne se réveille!
Mack acquiesça et descendit au salon. Peyton se dépêcha de mettre le nécessaire dans une valise, prit ses maigres économies, soigneusement cachées sous son matelas, et, sans jeter un regard en arrière, descendit rejoindre sa soeur. Au milieu de l'escalier, Peyton s'arrêta net, et posa son regard sur la porte de la chambre de sa mère. Elle n'hésita qu'une demie seconde et remonta l'escalier en courant. Arrivée dans la chambre, elle se rua sur le coffre dans lequel George cachait une partie de son argent et dont elle connaissait le code et remplit ses poches des billets.
Elle descendit enfin et rejoignit Mack qui l'attendait sagement sur le canapé.
Peyton : Tu viens ma puce, on s'en va!
Mack : Oui.
!
Nos deux jeunes filles sortirent de la maison sans même regarder en arrière et grimpèrent dans la Comète de Peyton, le seul souvenir qui leur restait de leur père, Larry.
Peyton : Ecoute moi ma puce, je ne suis pas sûre que tout va être facile mais je te promets qu'on s'en sortira et que nous retrouverons le bonheur qu'on a perdu!
Mack : Je te fais confiance!
Peyton (lui tendant sa main) : Prête ?
Mack : Prête!
Et c'est ainsi que les deux soeurs s'en allèrent vers un avenir incertain, mais sûrement moins horrible que celui qui leur était prédestiné en restant à Savannah. L'aventure ne faisait, finalement, que commencer.
Voilà notre suite est enfin en ligne! Désolées pour le retard mais la collabo qui devait l'écrire avait pas beaucoup de temps, veuillez bien m'excusez :)!
Alors qu'est ce que vous en pensez ? Êtes vous content que Peyton et Mack se soient enfuies?
Allez bonne lecture à tous et surtout merci pour vos com's!
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Gros bisous à tous!