Double Jeu

Double Jeu
S Y N O P S I S



Vu de l'extérieur, Peyton Sawyer a tout pour être heureuse. Des parents qui s'aiment, une jolie petite soeur. Aux yeux de tous, elle est la parfaite fille modèle. Mais lorsque sa mère quitte le pays pour voyage d'affaire, et cela arrive fréquemment, sa vie devient un véritable cauchemar. Un soir, un évènement, et les habitants de Savannah n'entendront plus jamais parler de Peyton et Mackenzie.



Tree Hill... Elle ne sait pas pourquoi, mais ce nom lui est familier.
Et ce n'est rien à côté de ce garçon...




H aine
A mour
P eur
E spoir
S exe
V iolence
A mitié
D éception
V engeance









C A S T I N G





Hilarie Burton --> Peyton Sawyer
Mackenzie Rosman --> Mackenzie Sawyer
James Lafferty --> Nathan Scott
Chad Michael Murray --> Lucas Roe
Bethany Joy Galeotti --> Haley Davis
Sophia Bush --> Brooke Davis

Eric Stoltz --> George Harp
Sheryl Lee --> Ellie Sawyer-Harp
Moira Kelly --> Karen Roe
Craig Sheffer --> Keith Roe
Barbara Alyn Woods --> Deborah Scott
Paul Johansson --> Dan Scott
Daphne Zuniga --> Victoria Davis
Kieren Hutchison --> Andy Davis
Natalie Alyn Woods Lind --> Lily Roe





HOPE YOU'LL ENJOY!







# Posté le mercredi 16 juillet 2008 08:16

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 05:13

Face Cachée

Face Cachée
P I L O T




C'était le mois de juin. Juillet approchait et la chaleur de l'été fatiguait les habitants de cette petite ville. Savannah. Le seul nom de cette ville supposait un été chaud et ensoleillé. C'est là, dans une grande et luxueuse villa qu'habitaient les Sawyer-Harp. Les voisins parlaient d'eux comme d'une famille unie et aimante. Tous les dimanche, ils étaient présents à l'église; dès qu'une opération consistant à venir en aide à autrui naissait, les Sawyer-Harp étaient là. C'était pourtant une famille recomposée, Mr Sawyer était mort il y a quelques années, emporté par une crise cardiaque, laissant derrière lui une femme effondrée et deux jolies petites filles perdues. Toute la ville l'avait pleuré. Et puis Mme Sawyer avait trouvé du réconfort, puis de l'amour en la personne de George Harp. Il les avait aimées, elle et ses filles, il ne les avait pas jues. Il avait époula veuve Sawyer et aimait ses filles comme les siennes. Voilà où en étaient les apparences.
S
ur la petite allée fleurie, apparurent deux jeunes filles, une petite brune et une grande blonde, au bras d'une femme plus âgée, blonde également. Les deux blondes se ressemblaient énormément, et la petite fille brune tonnait. Les trois femmes, suivies d'un homme égant et souriant se dirigeaient vers la voiture.



???- Tu vas me manquer, maman.
Mère : Tu vas me manquer aussi ma Mack'...Et toi aussi, Pey. Je sais que vous en avez marre de me voir partir tous les 36 du mois, mais c'est pour le travail. Je vous promets d'essayer de trouver autre chose de mieux pour vous, mais pour l'instant, c'est tout ce que j'ai.
Peyton : Je sais, maman. T'inquiètes pas, ça ira, c'est que 3 semaines.
Mackenzie : J'aurais juste voulu que tu sois là pour les vacances...Mais en août tu reviens, hein ??
Mère : Oui, Mack. Promis. Allez, je dois y aller, le taxi est là. Et puis vous n'êtes pas seules, George est là, et vos amis aussi.
Peyton : Ouais...Je t'aime maman.
Mackenzie : Je t'aime aussi maman.
Mère (prenant ses filles dans ses bras) : Je vous aime aussi mes filles.



Mme Sawyer-Harp desserra son étreinte et se dirigea vers son mari pour l'embrasser. Un baiser tendre, mais passionné. Un baiser d'aurevoir, un baiser d'adieu. Les deux jeunes filles restées à lcart, échangèrent un long regard écoeuré, avant d'entrecroiser leurs doigts. Ellie Harp retourna vers la voiture, déposant un baiser furtif sur la joue de ses filles avant de monter dans le taxi jaune et de disparaître au coin de la rue. George renifla discrètement.




George : Allez, les filles. Ce n'est que 3 semaines. Qu'est-ce qu'on fait ce soir ?
Peyton : C'est toi qui choisis...
Mackenzie : Oui.



George leur adressa un ger sourire et referma la porte derrière eux, prenant soin de saluer chaleureusement le voisin d'en face, qui lui rendit son salut.
Le sourire aux lèvres, le voisin se remit à jardiner. Ctait une si jolie famille, si forte, il le savait. Il savait que cette famille avait pu se reconstruire après la mort d'un père et d'un mari. Il savait que Peyton et Mackenzie étaient deux enfants souriantes et pleines de vie qui enchantaient le quartier par leur bonne humeur communicative. Il savait qu'Ellie aimait ses filles plus que tout au monde. Il savait que George était un mari aimant et un père très présent. Il savait tout ça. Mais ce qu'il ignorait, lorsqu'il vit la porte se refermer sur les deux jeunes filles, c'était que jamais plus il ne les reverrait. Jamais.








Alors que pensez-vous de ce premier chapitre ? Aimez-vous les personnages ? Franchement, nous les créas on aime beaucoup ce chapitre... Non, on se lance pas des fleurs rassurez-vous, c'est juste qu'on aime bien :)
Vous vous voulez en savoir plus ? Connaître la suite ? Eh bien pour être prévenu il faut mettre un com's sur le dernier article :)!
Allez bonne lecture à vous tous et puis à bientot, gros bisous à vous!



# Posté le mercredi 16 juillet 2008 11:21

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 04:04

Une Vérité Qui Dérange

Une Vérité Qui Dérange
Une semaine avait passé. Personne n'avait revu les Sawyer-Harp. La voiture n'était pas dans l'allée, et les volets étaient fermés. Pour les voisins, George Harp avait emmené ses belles-filles en vacances. Personne ne se posait de question.
Et pourta
nt, les Sawyer-Harp étaient bien à la maison. Mais alors que tous les enfants et adolescents de Savannah profitaient de leurs deux mois de vacances, Peyton et Mackenzie restaient enfermées toute la journée dans leur chambre à écouter de la musique pour oublier leurs malheurs et le désespoir qui les rongeait.
Recroquovillée s
ur le lit de sa soeur, Mackenzie étouffait ses pleurs dans les bras de Peyton. Encore une fois, IL l'avait grondée. Pour une raison futile, parce que ça lui permettait de se défouler. Aujourd'hui, elle n'avait simplement pas su repasser correctement sa chemise. A 8 ans, à un âge auquel on ne sait qu' à peine ses tables de multiplication. Peyton se démenait pourtant à le répéter à son beau-père George, mais lui ne l'entendait pas de cette facon. En réalité, il se fichait bien de ce que pouvait faire ou non une fillette de 8 ans. La seule chose qui l'importait, ce qu'il voulait lui, était que l'on soit à ses ordres, que l'on fasse ce qu'il disait et sans rien dire.
Chaque fois qu
e leur mère partait en voyage d'affaire, le cauchemar recommençait. George n'était plus l'homme parfait et si gentil. Il se transformait en monstre ignoble et pervers, ses yeux étaient bouffis, rougis par l'alcool, ses cheveux ne ressemblaient plus à la belle coiffure du dimanche mais à un tas de graisse, il ne daignait plus se laver, il sentait l'alcool à en vomir et surtout, surtout, il devenait l'homme le plus cruel qu'il puisse exister.
A 17 ans, Peyto
n ne pouvait vivre sans avoir cette boule constamment ancrée dans son ventre. Cette peur qui l'envahissait la détruisait de jour en jour : la peur qu'un jour, peut-être, il ne sache plus se contrôler et en finisse avec elle. Pire encore, la peur de devoir lui abandonner sa petite soeur qu'elle aimait tant. L'adolescente ne pouvait avoir une seconde à elle, il était tout le temps sur son dos à lui donner des ordres. C'est elle qui s'occupait de faire à manger, de faire le linge, d'emmener sa petite soeur à l'école, de tout. Et lorsqu' elle entreprenait quelque chose, il rôdait dans les parages, et inspectait tout de ses yeux gonflés par le vin pour trouver un infime défaut dans ce qu'elle faisait. Juste pour le plaisir de se défouler ensuite, en la frappant et la rabaissant. Et Mackenzie voyait tout ça. A 8 ans, ce petit être fragile et innocent avait vécu et vu des atrocités inimaginables dont aucun enfant ne connaitrait l'existance ni le sens.
Les soeurs Sawyer
avaient pourtant connu la joie de vivre. Avant. Bien avant l'arrivée de George. Avec leur mère. Et leur père. Elles ne manquaient pas d'argent mais leur bonheur s'était brisé le jour où leur père les avait quittées pour rejoindre un monde bien plus beau et bien plus sage.
Et c'est leur
vie d'enfant qui s'était brisée lorsque leur mère avait fait la rencontre de George! Elle s'était brisée tellement fort, tellement violemment que jamais plus elles ne pourraient retrouver tous les morceaux pour les recoller.

A
présent, Mackenzie était endormie dans les bras de Peyton. Au vu de son visage apaisé, elle semblait avoir trouvé refuge dans un monde où tous ses malheurs avaient disparu pour laisser place à un monde où rires et chansons régnaient. Peyton sourit à ce visage si calme, si angélique. Mais un cri retentit, de la cuisine. Un verre cassé, et des pas lourds et rapides dans l'escalier. Peyton sursauta et se pressa de cacher sa petite soeur dans la salle de bain.


George (criant) : Ouvre cette porte!


Peyton s'exécuta, et comme elle l'avait deviné, une odeur nauséabonde la frappa de plein fouet. Il avait encore dû vider la bouteille de whisky. George la regardaitsormais avec désir, et comme d'habitude, Peyton détourna le regard. Il entra dans la chambre, poussa violemment Peyton sur son lit, claqua la porte et posa son regard sur elle. Sur toutes les parties d'elle. Peyton se sentait défaillir, mais elle luttait pour rester consciente. Elle tremblait de tous ses membres, les larmes lui brouillaient la vue.


George : Alors, on a peur de moi ?!


Peyton avait tellement peur qu'aucun son ne sortit de sa bouche. Bien sûr, elle aurait voulu lui cracher toutes les injures, tous les mots, tout ce qu'elle avait envie de lui dire depuis tant d'années, mais aucun d'eux n'aurait é suffisant à apaiser son âme. Alors elle se taisait. Depuis 4 ans. George émit un rictus et entama le tour de la chambre. Ses yeux vicieux se posaient sur tous les recoins, comme s'il cherchait quelque chose.


George : Où est ta sale peste de soeur ?
Peyton (le suppliant) : Laisse-la tranquille et prends-moi, moi! Je ferai ce que tu voudras!
George (s'énervant) : Comme ça tu me dis ce que je dois faire?!


Il la tira par les cheveux, et la poussa violemment à terre. Il s'agenouilla près d'elle, et claqua sa main d'ivrogne sur la cuisse de la jeune fille, qui retint un hurlement de douleur. Et de peur. Elle aurait voulu crier à l'aide, faire ouvrir les yeux à tout le voisinage, mais il l'aurait tuée. Pire encore, Mackenzie aurait pu sortir de sa cachette pour l'aider. Peyton fermait les yeux, empêchant ses larmes de couler pendant que George la frappait sur tout le corps. Elle avait voulu résister, la première fois. Il l'avait battue si violemment qu'elle en avait toujours mal. Depuis elle ne résistait plus. Elle le laissait se défouler, user sa force, répondre à ses pulsions jusqu'à ce que son si jeune corps soit meurtri. Elle serrait les dents pour ne pas crier, et il frappait plus fort comme s'il n'attendait que ça, qu'elle crie, qu'elle s'abandonne. Mais elle résistait. Lassé, George se leva, la frappa une dernière fois au visage et s'en alla, aussi vite qu'il était entré, laissant derrière lui une enfant blessée, en larmes.
Ma
ckenzie, pleurait elle aussi à chaudes larmes, dans la salle de bain. De sa cachette, elle avait tout vu, tout entendu, et regarder sa grande soeur se faire maltraîter chaque jour la rendait si malheureuse. Elle aurait voulu réagir, faire quelque chose mais, à 8 ans, elle était bien trop faible pour résister face à George. Elle n'avait pas assez de force pour défendre sa soeur, et chaque jour, elle s'en voulait un peu plus. A tel point que ce petit être avait fini par se détester. Elle sortit discrètement de sa cachette et se précipita vers sa soeur, recroquevillée dans un coin de la chambre.


Mackenzie : Je suis désolé Pey', c'est moi qu'il voulait...
Peyton : Non. Mack', surtout ne t'en veux pas !! T'y es pour rien et jamais, je te le promets, jamais je ne le laisserai te toucher.


Mackenzie entoura Peyton de ses petits bras et l'embrassa sur la joue, prenant soin d'essuyer ses larmes.


Mackenzie : Je t'aime Pey. Et je sais qu'un jour papa nous délivrera de ce méchant.
Peyton : Je l'espère de tout mon coeur, Mack.


Les deux jeunes soeurs restèrent ainsi recroquevillées, dans ce coin de la pièce, pendant une bonne partie de la nuit. Il leur était impossible de trouver le sommeil, de peur qu'il ne revienne. Tous les jours, c'était comme ça. Tous les soirs, c'était comme ça. Toutes les nuits, elles restaient éveillées. Toutes les nuits, elles espéraient. Toutes les nuits, elle avaient prié. Et elles avaient renoncé. Dieu ne les avait pas entendues. A respectivement 8 et 17 ans, Mackenzie et Peyton avaient tout perdu. Leurre, la dignité, l'espoir, la foi. L'envie de vivre. Ou survivre.








Voilà, une nouvelle suite...Tout s'éclaire ? Vous inquiétez pas, il reste une part de mystère! :p
Qu'en avez-vous pensé ? Vous avez aimé?
Bisous !
Les créas












# Posté le mercredi 16 juillet 2008 18:45

Modifié le lundi 21 juillet 2008 09:07

A day like another

A day like another
Le soleil se levait doucement sur la ville de Savannah. Les habitants sortaient peu à peu de leurs rêves et commençaient à s'éveiller, en ce 11 juillet ensoleillé. Mais dans cette grande maison aux allures coloniales, deux jeunes filles étaient debout depuis déjà un long moment. La plus âgée s'affairait à la cuisine, pendant qu'une toute petite fille balayait les escaliers. Avec le même visage crispé, elles redoutaient le réveil de l'homme avec lequel elles vivaient.
Comme chaque jour, e
lles s'étaient levées à 4h, afin que toute la maison soit en ordre avant le réveil de leur beau-père. Peyton s'occupait de nettoyer le salon qu'il laissait chaque soir dans un état effroyable, des bouteilles jonchant le sol et des mégôts de cigarette un peu partout. Mackenzie, pendant ce temps, préparait le petit-déjeuner et passait le balai dans le reste de la maison. Peyton passait alors à la cuisine, rangeait derrière sa soeur, et inspectait la maison. Rien ne devait traîner après 6h. Et surtout, elles ne devaient pas faire de bruit. Il n'aurait pas fallu, en plus, le réveiller. Tout devait être parfait pour 8h, lorsqu'il se réveillait.
Dès lors,
le calvaire commençait vraiment. Rien n'était parfait. George incendiait Mackenzie parce que ses oeufs n'étaient pas assez brouillés et ses pancakes pas assez cuits. Il lançait à Peyton les mégôts qu'elle avait pu oublier sur la moquette ou dans le sofa. Lorsque George avait fini le tour de la maison et lancé plusieurs remarques désagréables aux deux filles, il se déshabillait devant elle et leur balançait ses vêtements, afin qu'elles puissent les laver, les repasser. Chaque fois, les filles avaient un mouvement de recul au vu de son corps nu devant elles. Mackenzie se cachait derrière sa soeur, apeurée, et Peyton fermait les yeux, dégoûtée, ce qui valait un éclat de rire de George. Les filles se précipitaient alors vers la lingerie et lavaient ses vêtements dégoûtants à la main. Mackenzie lavait, Peyton repassait. Ou l'inverse. Ou Peyton faisait tout, et laissait sa soeur s'asseoir sans rien faire. Elle était si jeune.
Après, il
fallait préparer le déjeuner, pendant que George fumait et buvait au salon. Les pieds sur la table tout juste propre. Lui amener son repas, le laisser manger sans le déranger, puis ranger ses affaires. Et tout recommençait alors que George allait faire une sieste. Nettoyage de la cuisine, du salon. De la piscine, parfois.
Leu
r journée n'était faite que d'ordres à respecter, sans broncher. Si elles osaient rechigner ou contredire George, il se défoulait sur elles. Les battait, les insultait. Peyton prenait les coups pour sa soeur, elle ne voulait pas qu'il la touche. Elles devaient ensuite préparer le repas du soir, et tout nettoyer après. Pour la troisième fois de la journée, ramasser les ordures d'une ordure. Et s'enfermer dans leur chambre, redoutant les accès de colère dus à l'alcool. Se blottir dans un coin de la chambre, guettant les bruits provenant d'en bas. Vivre dans la peur, toujours. Et encore.
Voilà comm
ent se passaient les journées des filles quand leur mère était absente.
Voilà com
ment s'était passée leur journée du 11 juillet, comme toutes les autres.
Comme se
passeraient les jours suivants.
C'est c
e qu'elles pensaient, recroquevillées sur leur lit.
Qu
e demain serait le même.
M
ais en ce soir du 11 juillet, les choses allaient basculer, et tout serait alors différent.
Le
12 juillet, elles l'ignoraient encore, changerait leur vie.
Pour le
meilleur.
Et pour le pire.




Hey nos chers lecteurs préférés! Voilà notre suite toute belle, toute fraîche ! Vous plaît-elle ? Nous, on adore toujours autant écrire cette histoire, c'est un vrai plaisir :) Et puis vos com's tout jolis, tout beaux nous encouragent vivement :)
Allez gros bisous à vous !

PS : Laissez au moins un com's si vous souhaitez être prévenues :)










# Posté le dimanche 17 août 2008 05:11

Modifié le lundi 18 août 2008 13:43

July 11th in the evening

Par cette magnifique nuit étoilée de juillet, les habitants de Savannah venaient tout juste de s'endormir. Qui n'aurait pu passer une agréable nuit en compagnie de ce ciel si lumineux ? Personne. Sauf Peyton et Mackenzie.
A tour
de rôle, dans leur grande maison, elles se relayaient pour guetter les moindres bruits, les moindres mouvements provenant du salon, mais surtout elle surveillaient la porte. Elles appréhendaient le moment où il viendrait, complètement saoul, frapper à leur porte en leur hurlant de lui ouvrir. Alors le " vrai" cauchemar commencerait et ne finirait que lorsque l'ivresse se serait estompée. George s'en irait alors, leur souhaitant ironiquement une bonne nuit.

Il e
st minuit, et George venait d'éteindre la télé. Ses pas étaient lourds, il ne tenait plus debout. Il s'accrocha à la rampe des escaliers et se traîna jusqu'à la chambre des filles. Peyton, assise sur son lit, aux aguets, remarqua que l'aura lumineux qui passait sous la porte s'assombrissait petit à petit. Elle comprit qu'il arrivait. Son premier réflexe, comme tous les soirs, fut de cacher sa s½ur. Voyant que Mack dormait à poings fermés, Peyton prit une couette et un coussin, l'emmena dans la salle de bain, et déposa rapidement Mack dans la baignoire. Pour une fois, sa petite s½ur serait épargnée de toutes les atrocités de George. Peyton embrassa furtivement sa petite soeur et pria pour que ce petit ange ne se réveille pas avant l'aube, qu'elle dorme et rêve comme n'importe quelle enfant de Savannah.
Peyton sortit
de la salle de bain et ferma soigneusement la porte derrière elle. Quelque chose clochait, elle le sentait. Elle ne pouvait l'expliquer mais tout était différent. D'habitude, Mack était réveillée. D'habitude, il faisant du bruit en montant l'escalier. D'habitude, il hurlait pour quelle lui ouvre la porte. D'habitude. Mais pas ce soir. Il restait devant la porte sans dire un mot, comme s'il réfléchissait. Comme s'il hésitait. Peyton s'assit doucement, et tremblante, sur son lit et ne détourna pas son regard de l'ombre qui faisait de sa vie un enfer. Dix minutes s'étaient écoulées et George n'agissait toujours pas. La jeune femme n'avait pas bougé de son lit, pétrifiée. Cette atmosphère, cette différence, ce sentiment, lui faisaient réellement peur. Pour la première fois depuis quelques années, elle ne savait pas ce que George préparait, elle ne savait pas ce qui allait se passer, et cela la terrifiait plus que tout.
Sou
dain, George émit un grognement, qui fit sursauter Peyton. Ses yeux apeurés se posèrent sur la poignée qui bougeait enfin et la porte s'ouvrit doucement, laissant apparaître George plus saoul que jamais. La jeune femme eut un haut le c½ur à la vue de la mine affreuse de son beau père. Il dégageait une odeur d'alcool mélangée à une odeur exécrable de moisissure, de sale. Peyton se retint de vomir, de tourner de l'½il. Elle ne devait pas être faible.

Geo
rge s'avança doucement vers Peyton. Son regard se posa sur ses jambes nues puis sur sa poitrine et remonta enfin dans ses yeux si tristes. Ces yeux qui avait tant pleuré, tant souffert. Peyton eu un mouvement de recul, un réflexe.


George (la tirant par les cheveux) : Je suis si répugnant à tes yeux ?

Peyton ne répondit rien, trop effrayée pour prononcer un seul mot. Pas même un gémissement.

George : Tu vas me répondre ?
Peyton (doucement) : Non..
George : Je préfère ça!

Il la repoussa si violemment que la jeune fille se cogna la tête sur le coin de son lit. Sa tête la faisait souffrir, sa vue était brouillée mais elle se devait de rester consciente, elle ne pouvait pas abandonner Mack à ce monstre. Peyton se ressaisit, et s'assit le plus loin possible de lui. Elle le regarda avec mépris et dégoût.

George : Qu'est ce que t'as à me regarder avec ses yeux, là ?

Sans attendre deponse, Georges prit brutalement le bras de Peyton et la força à se coucher sur le lit. Il lui arracha sa chemise et commença à la caresser violemment, dégrafa son soutien-gorge et lui massa les seins tellement fort qu'elle ne put réprimer un horrible cri de douleur. George éclata de rire et continua son petit jeu en lui déboutonnant le jean. Seul son boxer le séparait d'elle. Peyton résistait du mieux qu'elle pouvait, se débattait, mais George était bien trop fort. Sa virginité, sa féminité, sa pudeur n'étaient plus qu'à quelques secondes d'être volées à tout jamais. Peyton, ne pouvait lui laisser ce plaisir. Elle devait se battre, pour elle, et surtout pour Mack. Pour la première fois, Peyton allait l'affronter. Elle prit son courage à deux mains, ferma les yeux en inspirant fortement et lui envoya un coup de pied bien pla, puis un deuxième, et un troisième. Elle laissa échapper toute sa core, toute sa haine, toute sa douleur et frappa une dernière fois avant de se laisser tomber, épuie de cette vie, épuisée de lui.

Une petite main se posa sur son épaule. Sursautant, Peyton releva sa tête et couvrit avec stupeur que sa petite ur était réveillée.

Peyton : Tu as tout vu ?
Mack : Oui.
Peyton : Je suis désolée, Mack, je voulais pas que tu voies ça...
Mack : T'y es pour rien, Peyton.

Peyton prit sa soeur dans ses bras et l'embrassa sur le front.

Peyton : On va partir.
Mack : D'accord.
Peyton : Va m'attendre dans le salon, il faut qu'on se dépêche avant qu'il ne se réveille!

M
ack acquiea et descendit au salon. Peyton se dépêcha de mettre le cessaire dans une valise, prit ses maigres économies, soigneusement cachées sous son matelas, et, sans jeter un regard en arrière, descendit rejoindre sa soeur. Au milieu de l'escalier, Peyton s'arrêta net, et posa son regard sur la porte de la chambre de sa mère. Elle n'hésita qu'une demie seconde et remonta l'escalier en courant. Arrivée dans la chambre, elle se rua sur le coffre dans lequel George cachait une partie de son argent et dont elle connaissait le code et remplit ses poches des billets.
Elle descendit enfin et rejoignit Mack qui l'attendait sagement sur le canapé.

Peyton : Tu viens ma puce, on s'en va!
Mack : Oui.
!

Nos deux jeunes filles sortirent de la maison sans même regarder en arrière et grimpèrent dans la Comète de Peyton, le seul souvenir qui leur restait de leur père, Larry.

Peyton : Ecoute moi ma puce, je ne suis pas sûre que tout va être facile mais je te promets qu'on s'en sortira et que nous retrouverons le bonheur qu'on a perdu!
Mack : Je te fais confiance!
Peyton (lui tendant sa main) : Prête ?
Mack : Prête!

Et c'est ainsi que les deux soeurs s'en allèrent vers un avenir incertain, mais sûrement moins horrible que celui qui leur était prédestiné en restant à Savannah. L'aventure ne faisait, finalement, que commencer.





Voilà notre suite est enfin en ligne! Désolées pour le retard mais la collabo qui devait l'écrire avait pas beaucoup de temps, veuillez bien m'excusez :)!
Alors qu'est ce que vous en pensez ? Êtes vous content que Peyton et Mack se soient enfuies?
Allez bonne lecture à tous et surtout merci pour vos com's!
En fait, laissez un com's pour être prévenue, comme d'hab ;)!
Gros bisous à tous!




# Posté le mercredi 03 septembre 2008 08:06

Modifié le lundi 15 septembre 2008 14:16